CARNET
DE VOYAGE
SUD
DE L’ISLANDE EN VELO
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1er jour |
10ème jour |
Réveil à 6 h 30 !!! Impossible de me rendormir. Il fait déjà jour. Où suis-je ? Je ne reconnais pas les lieux. Quelques secondes pour réaliser. C’est vrai, hier soir, Yves et moi avons atterri à KEFLAVIK près de REYKJAVIK.
Depuis plusieurs mois nous avions préparé hors de tous circuits commerciaux cette expédition cyclo-touristique en ISLANDE : 800 km de traversée en vélo du sud de ce pays.
Il faut regonfler les batteries pour ce premier jour alors petit déjeuner local : poissons crus macérés dans de l’huile (pas facile à mettre en bouche quand on n’a pas l’habitude), tranches de jambon, miel et sucre, café et jus de fruit.
Nous nous mettons en tenue et remontons nos deux vélos, sous le regard ébahi de notre hôte. Nous avons l’esprit tranquille car il a téléphoné pour réserver une chambre chez l’habitant pour ce soir à HUERAGER IS BAER.
C’est parti pour l’aventure sur une route impeccablement goudronnée, mais relativement dangereuse car la circulation est vive, dense, rapide et……….Ma roue avant crève après moins d’un kilomètre !!!!!!!!!
Changement de la première chambre à air sous les éclats de rire d’Yves.
Demandez le programme du jour :
National 42 jusqu’à HJALLI, ensuite national 38 jusqu’à HUERAGER IS BAER soit 22 km de route goudronnée et 56 km de piste par tronçons de lignes droites de 10 km environ.
Pas de chance, le vent est de face sur la zone goudronnée et il nous oblige à appuyer fortement sur les pédales pour avancer, heureusement la circulation est devenue plus que calme !!
Le temps est très changeant passant de la pluie, de la brume au soleil en moins de 10 minutes.
La piste est enfin là. Nous en avons tellement parlé pendant tous ces mois de préparation. Cette première découverte est terrible, nous sommes obligés d’avancer dans les traces des 4/4 dessinées dans le gravier car autrement c’est la chute ; et je peux en parler : je teste : 2 déjà !!!!
Subitement le décor change et nous sommes sur une piste de terre noire très «collante» Bien sur, je m’offre une deuxième crevaison !!!! Il nous faut descendre de temps en temps de nos vélos et pousser pour passer les passages les plus difficiles.
Nous mangeons enveloppé dans nos capes, seuls dans cet espace fantasmagorique. L’humidité est permanente. Il n’y a aucune maison dans ce paysage lunaire. Tout au long du trajet nous devons laisser passer une dizaine de voitures au maximum. Un bus s’est même arrêté pour laisser le soin à ses occupants de descendre, d’applaudir et de nous prendre en photo lors de notre passage. La piste est si difficile qu’il nous est même pas possible de les saluer de la main de peur de tomber.
L’humidité est tellement forte que je suis obligé de rouler sans ma paire de lunettes car elle se couvre très rapidement de petites gouttelettes. Nous découvrons nos premiers solfatares.
L’eau est chaude et la vapeur qui se dégage de la terre fait un bruit d’enfer. Une odeur caractéristique baigne le secteur.
Le paysage est magnifique, nous longeons des lacs dans une forte humidité .
La fatigue commence à ce faire sentir : plus que 30 km, 25 km, 20 km ……… et toujours ces grandes lignes droites. Heureusement qu’à cet instant le temps est clément.
L’arrivée tant attendue chez l’habitant se fait vers 19 heures 30.
La distance parcourue pour cette journée au compteur est de 98 km . Nous soupons dans un petit restaurant où une charmante blonde nous sert un plat typique islandais à base de mouton, le tout arrosé d’une bière du pays très légère.
Nous nous couchons vers 23 heures. Il fait toujours jour. Les enfants jouent au football dehors.
à suivre ...
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